jeudi 15 novembre 2012

Du centre du Vietnam au centre du Laos

Haiphong

A Haiphong, c'est Anh qui nous accueille. Il travaille pour le ministère du tourisme, en plus de tous ses autres business. Non seulement il nous loge dans un petit hôtel, mais il prend sa journée pour nous emmener partout : visites, restaurant, théâtre de marionnettes d'eau, club/karaoké, … Jamais on ne s'était autant fait ouvrir nos portes de voiture
par un professionnel.
C'est aussi la rencontre la plus intéressante qu'on ait faite au Vietnam jusque là. Il en connaît un rayon sur son pays, et a assez voyagé pour avoir du recul, et répond aux mille et une questions que nous nous posions jusqu'alors. 


Divinité de la chance

L'intérieur de la grande maison communale

Une soirée au club
 

Ninh Binh, le Halong terrestre


A Ninh Binh, nous nous baladons dans le paysage karstique. On suit un groupe de français en tour organisé, ce qui nous vaut une petite visite du coin dans la langue maternelle.
Le lendemain, c'est l'anniversaire de Simon, et nous louons un scooter pour aller faire un tour de bateau, qui nous fait passer dans d'étroites grottes aux étranges formations rocheuses. 














Dans la campagne côtière, il y a une église tous les quelques kilomètres. Un arrière goût de nos campagnes françaises.


Relations
Au Vietnam, nos relations aux gens vont souvent avec argent , ce qui ne se passe pas très bien d'ailleurs. Il nous faut marchander en permanence, pour essayer d'obtenir moins du double du prix local, car la pensée collective veut que « plus riche paie plus cher ». Dans beaucoup de pays, marchandage égal rigolade, jeu de parole, et se finit souvent avec le sourire. Ici, c'est à des visages fermés et arrogants que nous nous adressons. Rien de très agréable, et tout le monde repart morose.

Le grand jeu local, c'est de crier Hello à notre passage. Et ils y vont fort. Qu'ils soient en train d'uriner en bord de route, où au téléphone sur leur scooter, ils trouveront un moyen de nous crier bonjour. Nos réponses, à cause de notre lassitude, se font de moins en moins entendre, et sont souvent suivies de rires moqueurs de leur part. Et le plus drôle dans tout ça, c'est que lorsqu'on veut essayer de communiquer, ils prennent la fuite. Peut être sommes nous moins patients qu'avant, que la fatigue et le bruit constant qui nous rongent les nerfs n'aident en rien, mais les vietnamiens, à quelques exceptions près, ont fait très peu d'efforts pour comprendre ou se faire comprendre.
Il faut dire aussi que nous dormons très peu en tente, et rencontrons donc moins de gens le soir : pas un coin de libre dans la campagne. Une route pleine de scooters, des maisons le long, des rizières jusqu'au prochain village : tout coin de terre est occupé, rentabilisé. Et notre sieste alors !

Une belle rencontre dans ces derniers jours tout de même : avant la frontière, un lycéen à vélo nous propose de visiter son école. On finira à papoter autour d'un thé avec le prof d'anglais .

Nous avons quelques magnifiques moments dans ce pays, surtout dans le Nord-Ouest et sur l'île de Catba, mais ne sommes pas fâchés d'en sortir.

Sa baï dee ! Bienvenue au Laos !

Passé le col et la frontière, c'est un monde paradisiaque qui s'offre à nous : la vallée est magnifique et semble presque vierge d'intervention humaine. La terre rouge, les reliefs au loin, la rivière qui brille au soleil, les couleurs, tout y est !
Nous rencontrons notre premier Laotien sur la route, et pas n'importe lequel : il est assistant d'anglais à la capitale et passe quelques jours dans la famille de sa femme pour prendre un bol d'air frais. On l'aide à ramasser quelques herbes pour sa vache, et il nous emmène faire un tour dans le village. Ici, en contraste avec le Vietnam, tout semble respirer la joie de vivre. Les maisons en bois, perchées sur de hauts pylônes sont propres et peintes avec goût. Les jeunes jouent au foot dans les rizières asséchées et les plus âgés, à notre surprise, à la pétang : de lourdes boules en fer et un cochonnet. Ça vous rappelle quelque chose ? Ravis d'être rentrés dans cette belle région rurale et prospère, nous allons prendre notre temps pour y parcourir les 300 km qui nous sépare de la Thaïlande. 

Juste après la frontière


Ramassage d'herbes

Football dans les rizièrers


Notre hôte nous fait la visite du village



 

1 commentaire:

  1. Coucou!comment allez vous?je vois que les enfants ne vous ont pas posé de questions mais en tout cas ils suivent toujours votre voyage! Jess est-elle toujours en vie? nous ratatouille tient encore le coup!je vois qu'il ne vous reste plus énormément de kilomètres pour arriver à votre but!je vous souhaite bon courage! Virginie des Zou'loups.

    RépondreSupprimer